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Moteur de recherche d'offres d'emploi CEA

Ingénieur-chercheur sur la reconstruction des transferts de sédiments à l'Anthropocène H/F


Détail de l'offre

Informations générales

Entité de rattachement

Le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) est un organisme public de recherche.

Acteur majeur de la recherche, du développement et de l'innovation, le CEA intervient dans le cadre de ses quatre missions :
. la défense et la sécurité
. l'énergie nucléaire (fission et fusion)
. la recherche technologique pour l'industrie
. la recherche fondamentale (sciences de la matière et sciences de la vie).

Avec ses 16000 salariés -techniciens, ingénieurs, chercheurs, et personnel en soutien à la recherche- le CEA participe à de nombreux projets de collaboration aux côtés de ses partenaires académiques et industriels.  

Référence

2020-14071  

Description de la Direction

La Direction de la recherche fondamentale (DRF) du CEA mène des activités scientifiques dans les domaines de la physique, de la chimie, de la biologie et santé, des sciences des matériaux, des sciences du climat et de l'environnement, du numérique.
Elle regroupe plus de 6000 personnes, sur les centres de Cadarache, Grenoble, Marcoule et Paris-Saclay, qui développent et mettent en œuvre des technologies et des instrumentations à la pointe de la recherche et de l'innovation.

Description de l'unité

Le LSCE est une unité mixte de recherche (UMR 8212) entre le CEA, le CNRS et l'Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines (UVSQ), localisé à l'Orme des Merisiers. Il fait partie de l'Institut Pierre Simon Laplace (IPSL), fédération francilienne de neuf instituts de recherche en climat et environnement. Le LSCE regroupe environ 320 chercheurs, ingénieurs et agents administratifs dont 150 personnels permanents issus des 3 tutelles et une cinquantaine de doctorants. Depuis janvier 2015, le LSCE s'organise en trois thèmes scientifiques : i) Archives et Traceurs ii) Cycles Biogéochimiques et Transferts dans l'Environnement iii) Climat et Cycles - Modélisation de leurs variabilités et de leurs interactions. Chacun de ces thèmes regroupe entre 4 et 7 équipes de recherche constituées autour d'outils et/ou sujets de recherche communs. Le LSCE s'appuie également sur trois plateformes : PANOPLY pour la géochimie analytique (partagée avec le laboratoire GEOPS), ICOS (pour la surveillance des gaz à effet de serre), et la plateforme de modélisation du système Terre (pilotée par l'IPSL). L'activité scientifique est facilitée grâce aux trois équipes support (Administration/Gestion, Informatique, Sécurité/Infrastructure).

Description du poste

Domaine

Sciences du climat et de l'environnement

Contrat

CDI

Intitulé de l'offre

Ingénieur-chercheur sur la reconstruction des transferts de sédiments à l'Anthropocène H/F

Statut du poste

Cadre

Description de l'offre

L’érosion constitue l’un des principaux processus de dégradation des sols qui menacent la production agricole et sylvicole à l’échelle mondiale, suite à la perte de terres arables et aux baisses de rendements associées. L’intensification de l’agriculture a conduit à l’accélération des flux de sédiments, de nutriments et de polluants dans les rivières à travers le monde. Pour reconstituer ces flux, pallier l’absence de suivi des rivières au cours des dernières décennies et reconstruire les chroniques de polluants qui étaient indétectables auparavant, une technique originale consiste à analyser des archives sédimentaires prélevées dans des étangs, lacs et barrages construits durant cette période qualifiée d’Anthropocène (post-1945). Ainsi, le développement actuel de nombreuses techniques d’analyses non-destructives et rapides (spectrocolorimétrie, fluorescence des rayons X, granulométrie, morphométrie) permet de caractériser avec une très haute résolution (de l’ordre du millimètre, ce qui correspond fréquemment à une résolution annuelle ou même saisonnière) ces séquences sédimentaires, souvent longues de plusieurs mètres, et d’identifier les niveaux à analyser en priorité à l’aide de techniques destructives. L’analyse des radionucléides émis par les essais thermonucléaires atmosphériques et les accidents nucléaires – technique qui constitue l’une des spécialités du LSCE – permet de dater ces archives sédimentaires et de donner à ces études un cadre chronologique indispensable. Cette technique est valorisée dans le cadre de nombreux projets de recherche collaboratifs du LSCE avec des équipes nationales et internationales.
Le poste proposé est celui d’un chercheur dont la thématique de recherche sera la reconstruction des flux latéraux de matière (sédiments et polluants associés) au cours de l’Anthropocène (période post-1945) à partir de la collecte et de la caractérisation d’archives sédimentaires en milieu continental. Pour ce faire, le/la candidat·e devra développer des méthodes d’analyses non-destructives, rapides et à haute résolution des caractéristiques de ces séquences sédimentaires afin de pouvoir affiner leur datation et de caractériser les sources dont proviennent ces sédiments et les polluants associés au cours du temps. Le chercheur aura ainsi préférentiellement recours aux techniques d’analyse disponibles au LSCE en lien avec les membres de l’équipe de Géochimie des Impacts à laquelle il/elle sera rattaché·e (ex. radionucléides, géochimie élémentaire et isotopique), dans le cadre de la plate-forme analytique PANOPLY. Il/elle mettra également au point de nouvelles méthodes liées à l’acquisition du scanner de fluorescence des rayons X et de l’analyseur élémentaire associé. Il/elle s’attachera à élargir le panel d’outils d’analyse disponibles au LSCE (ex. granulométrie, spectrocoloriméttrie, morphométrie), mais aussi le recours à des techniques innovantes de reconstruction des occupations du sol (ex. analyses d’ADN environnemental.

Profil du candidat

Le/la candidat·e a un doctorat en sciences de la Terre ou en sciences de l'environnement, et au moins une expérience postdoctorale (idéalement de 3 à 5 ans) dans la recherche académique sur la reconstruction des transferts de sédiments et des polluants associés dans les environnements continentaux anthropisés et/ou agricoles au cours de l'Anthropocène (post-1945). Le/la candidat·e devra pouvoir démontrer sa capacité à travailler dans un environnement international, être prêt·e à encadrer les travaux d'étudiant·es en stage de Master ou en doctorat et à assurer les démarches administratives associées.
Le/la candidat·e dispose également des compétences suivantes :
• Maîtrise des techniques de carottage sédimentaire en milieu continental (lacustre et/ou fluvial) ;
• Instrumentation de bassins-versants pour le suivi hydro-sédimentaire et/ou caractérisation des environnements lacustres pour pouvoir y cartographier la sédimentation ;
• Caractérisation et analyse multi-proxies (géochimie minérale, matière organique, traceurs d'occupation du sol,…) d'archives sédimentaires continentales et des sources de matière associées ;
• Maîtrise de techniques de caractérisation rapides, non-destructives et à haute résolution (ex. granulométrie, spectrocolorimétrie, tomographie) ;
• Maîtrise des Systèmes d'Information Géographique (SIG) et des logiciels statistiques (ex. R) permettant de mener des approches spatialement distribuées au sein des bassins versants;
• Datation des archives sédimentaires continentales (typiquement à partir d'analyses de radionucléides) ;
• Maîtrise de l'anglais à l'oral et à l'écrit et capacité à rédiger des articles dans des revues internationales (y compris comme premier auteur) et à présenter les résultats de recherche dans des conférences internationales ;
• Insertion et complémentarité avec les compétences des chercheurs et ingénieurs de l'équipe d'accueil (Géochimie des Impacts) au LSCE.
• Capacité à participer activement au montage et/ou au portage de projets de recherche innovants au niveau national et/ou international.
Procédure de candidature
Toute question relative au poste peut être posée à Olivier Evrard, responsable de l'équipe de Géochimie des Impacts au LSCE (olivier.evrard@lsce.ipsl.fr).
Les dossiers de candidature doivent être envoyés à Sophie Ayrault (sophie.ayrault@lsce.ipsl.fr) au plus tard le 30 octobre 2020 avec les pièces suivantes (qui peuvent être rédigées en français ou en anglais) :
• Un CV étendu incluant notamment la liste de toutes les publications et communications scientifiques, une short-list de 5 publications considérées comme majeures par le/la candidat·e ainsi qu'une justification en 2-3 lignes des raisons de ce choix pour chaque publication ;
• Une lettre de motivation d'une page;
• Le nom et les coordonnées de deux personnalités scientifiques référentes ;
• Un document de maximum 3 pages décrivant le projet de recherche envisagé par le/la candidate

Localisation du poste

Site

Saclay

Localisation du poste

France, Ile-de-France, Essonne (91)

Ville

Gif-sur-Yvette

Critères candidat

Langues

  • Anglais (Courant)
  • Français (Courant)

Formation recommandée

Doctorat en sciences de la Terre ou en sciences de l'environnement

Demandeur

Disponibilité du poste

01/02/2021