Informations générales
Entité de rattachement
Le CEA est un acteur majeur de la recherche, au service des citoyens, de l'économie et de l'Etat.
Il apporte des solutions concrètes à leurs besoins dans quatre domaines principaux : transition énergétique, transition numérique, technologies pour la médecine du futur, défense et sécurité sur un socle de recherche fondamentale. Le CEA s'engage depuis plus de 75 ans au service de la souveraineté scientifique, technologique et industrielle de la France et de l'Europe pour un présent et un avenir mieux maîtrisés et plus sûrs.
Implanté au cœur des territoires équipés de très grandes infrastructures de recherche, le CEA dispose d'un large éventail de partenaires académiques et industriels en France, en Europe et à l'international.
Les 20 000 collaboratrices et collaborateurs du CEA partagent trois valeurs fondamentales :
• La conscience des responsabilités
• La coopération
• La curiosité
Référence
2026-39647
Description de la Direction
La direction de la Recherche fondamentale (DRF) décline sa stratégie selon trois modalités :
Recherche exploratoire aux frontières de la connaissance notamment en physique, chimie, matériaux, biologie.
Recherche amont intégrée aux feuilles de route technologiques du CEA dans les domaines de l'énergie, du climat, de l'environnement, du numérique et de la santé. Dans ces domaines, la DRF peut aller jusqu'aux transferts industriels.
Recherche instrumentale et contribution aux grandes infrastructures nationales et internationales.
Description de l'unité
L'Institut de Biosciences et Biotechnologies d'Aix-Marseille (BIAM), UMR 7265, CEA- CNRS-l'Université d'Aix-Marseille
Dans un contexte marqué par la surexploitation des ressources naturelles, la pollution issue des activités industrielles et la croissance démographique, la recherche de solutions écologiques pour la production alimentaire et énergétique, ainsi que pour le développement durable, constitue un défi majeur pour l'avenir. Face à ces enjeux, le BIAM mène une recherche fondamentale visant à élucider les mécanismes moléculaires d'adaptation d'organismes modèles -plantes, algues et bactéries- à leurs ressources environnementales (lumière, eau, CO₂, nutriments, métaux essentiels), ainsi qu'à diverses contraintes environnementales et d'origine anthropique (sécheresse, pollution des sols, radionucléides).
Le BIAM développe une approche à la fois multidisciplinaire et multi-échelle, allant de la molécule à l'organisme entier. Ses recherches mobilisent des expertises complémentaires en biodiversité, génomique, génétique, physiologie, biochimie fonctionnelle et structurale, biophysique, imagerie cellulaire et aux interfaces entre chimie et biologie
Description du poste
Domaine
Biologie, biophysique et biochimie
Contrat
CDD
Intitulé de l'offre
Chercheur en biologie environnementale H/F
Statut du poste
Cadre
Durée du contrat (en mois)
18
Description de l'offre
Dans le contexte du changement climatique et des enjeux croissants de sécurité alimentaire, l’un des défis majeurs des agrosystèmes intensifs consiste à transformer les sols de grandes cultures d’un statut de déstockeurs de carbone (C) en stockeurs nets de carbone. Deux leviers principaux peuvent être mobilisés pour inverser ces trajectoires de séquestration : (i) augmenter les apports de carbone au sol et (ii) favoriser la stabilisation de la matière organique (MO) dans les compartiments protégés du sol. L’enjeu est donc de concevoir des systèmes de culture capables d’activer simultanément ces deux leviers, tout en maintenant une production agronomiquement performante et économiquement viable.
Le projet RhizoSeqC propose d’explorer des solutions fondées sur l’optimisation de la rhizodéposition via la sélection de plantes d’intérêt agricole capables d’augmenter les flux de carbone vers le sol. Cette stratégie repose sur le lien étroit entre rhizodéposition et agrégation du sol autour des racines (rhizogaine). L’espèce retenue est le sorgho (céréale grain et fourragère), en raison de son importance stratégique pour la sécurité alimentaire et de sa forte capacité d’adaptation aux contraintes liées au changement climatique, notamment le stress hydrique et l’élévation des températures.
Jusqu’à 20 % des photosynthétats produits par la plante peuvent être alloués aux exsudats racinaires. Ces composés constituent à la fois une source de carbone labile et un signal de recrutement pour le microbiote de la rhizosphère. Certains micro-organismes utilisent ces exsudats pour synthétiser des exopolysaccharides (EPS), molécules clés dans la formation et la stabilisation des agrégats du sol, en favorisant l’adhésion des particules minérales aux racines et la formation de la rhizogaine.
Le projet vise à décrypter le rôle du microbiome rhizosphérique dans la formation de la rhizogaine en combinant des approches de marquage isotopique stable (Stable Isotope Probing, SIP) et des technologies omiques (métagénomique, métatranscriptomique et métabolomique). Cette approche intégrative permettra d’identifier les déterminants microbiens et fonctionnels du transfert de carbone au sein du continuum plante–microbiote–sol, en comparant différents génotypes de sorgho présentant des capacités contrastées d’agrégation du sol.
L’approche SIP permettra de caractériser les communautés microbiennes impliquées dans l’incorporation et le recyclage du carbone récent issu des exsudats racinaires, ainsi que du carbone plus ancien provenant de la matière organique du sol. Une attention particulière sera portée à l’effet d’amorçage (« priming effect »), susceptible de stimuler la minéralisation du carbone organique natif et de constituer ainsi un risque potentiel d’épuisement du stock initial de carbone du sol.
Profil du candidat
Nous recherchons un(e) jeune doctorant(e) hautement motivé(e), souhaitant développer une approche intégrative combinant diverses techniques, notamment la biologie moléculaire, la métagénomique, la métatranscriptomique et la métabolomique, et disposant de compétences en culture de plantes en sols naturels ainsi qu’en étude des interactions plantes–microorganismes. Des compétences solides en analyse de métadonnées sont requises, ainsi qu’une capacité avérée à en assurer l’interprétation rigoureuse et la valorisation à travers des publications scientifiques
Localisation du poste
Site
Cadarache
Localisation du poste
France, Provence-Côte d'Azur, Bouches du Rhône (13)
Ville
Saint-Paul-lez-Durance
Critères candidat
Langues
Anglais (Courant)
Formation recommandée
Doctorat en biologie environnementale.
Demandeur
Disponibilité du poste
01/06/2026